La Guerre des Camisards

En 1685, après plusieurs années de persécutions des protestants français, Louis XIV révoque l’Édit de Nantes qui leur octroyait la possibilité d’exister. Désormais, le protestantisme sera interdit dans le Royaume, les temples détruits, les pasteurs exilés ou exécutés, la pratique du culte protestant interdite. Quelques protestants abdiquent. La plupart ont un double comportement religieux. Ils sont officiellement catholiques. Ils sont réellement et officieusement protestants. Tous réclament la liberté de culte et de conscience. Beaucoup seront consciemment et volontairement non violents. D'autres useront des armes. Parmi ces derniers, surtout des jeunes qui n'ont connu que la persécution et l'humiliation.

 

En 1702, dans les Cévennes, une insurrection locale va surgir : la Guerre des Camisards. Des bandes de paysans s’insurgent, pratiquant autant la guérilla que les batailles rangées contre les troupes royales. Ils ne réclamaient que la liberté de culte et de conscience.

 

Très inférieurs en nombre, en formation militaire et en équipement, ils tinrent en échec les meilleures troupes royales commandées par les meilleurs officiers du Royaume.

 

Le maréchal de Villars, conscient qu’il n’arriverait pas à une victoire militaire, divisa les troupes camisardes par des promesses mensongères, les assurant que Louis XIV allait rétablir la liberté de culte.

 

En 1789, avec un décalage dans le temps, cette rébellion, jointe aux autres formes de résistance protestante, déboucha sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui stipulait que nul ne pouvait être inquiété pour ses opinions religieuses ou politiques (l’Assemblée Constituante, qui en était l’auteur, comptait de nombreux protestants et était présidée par un pasteur).

 



Réagir